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Bon, alors, après un premier tsunami qui a defrayé la chronique, une acalmie modérée qui a éteint l'incendie...je viens vous donner les dernières nouvelles...peu encourageantes il faut bien le dire, de la bataille  :

sels d'alu = cancer VS sels d'alu = Bisounours

Je ne sais pas si vous connaissez l'excellente newletter de l'observatoire des cosmétiques...mais dans leur dernière alerte, le sujet des sels d'aluminium était bien présent.

Et après en avoir fait la lecture et bien, je dois vous dire que les nouvelles ne sont pas bonnes...

Pour résumer voici l'intro de l'article qui parle clairement :

"On croyait le débat clos et les sels d’aluminium totalement dédouanés dans le développement des cancers du sein. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Genève le relance aujourd’hui, en mettant en lumière les effets néfastes des sels d’aluminium (chlorhydrate d'aluminium et chlorure d'aluminium) présents dans les antitranspirants sur les cellules mammaires humaines in vitro. Si cette étude ne constitue pas une preuve formelle de la responsabilité des sels d’aluminium dans le développement du cancer du sein, elle relance en tout cas les plus fortes suspicions."

"Par un phénomène que les scientifiques appellent "inhibition de contact", les cellules normales, mises en culture, arrêtent de proliférer lorsqu'elles entrent en contact entre elles.
L'équipe de M. Mandriota a découvert que les cellules mammaires qui ont été exposées aux sels d'aluminium perdent cette inhibition de contact et continuent de se multiplier : elles se comportent comme des cellules sur la voie de transformation maligne."

"En outre, les chercheurs ont analysé le comportement des cellules mammaires exposées aux sels d'aluminium dans des gels d'agarose (soft agar assay). Là où des cellules normales restent isolées, les cellules exposées aux sels d'aluminium forment des colonies.
Ce comportement est typique des cellules tumorales et de cellules sur la voie de la transformation maligne."

"Bien que cette étude ne permette pas d'affirmer que les sels d'aluminium, présents dans les déodorants classiques, provoquent le développement du cancer sein, elle constitue une preuve scientifique de la nocivité de ces sels sur les cellules mammaires", conclut Stefano Mandriota.

Pour aller plus loin : Le communiqué de l'Université de Genève.

PS : j'en profite pour vous encourager au depistage et ce, même si vous n'êtes que trentenaires!